Traduction
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米罗家的药箱 2004/07/01 到 2004/07/13 一只世上最幸福的药箱。里面装着世上最幸福的药片。 翻译练习(2)
2004-07-13 20:58 Traduction Leçon 13 Place aux jeunes 1 .小张对自己的弱点认识不足。 Xiao Zhang ne prend pas assez de conscience de ses points faibles. (prendre conscience de) 2 .随着我国开放政策的实施,人们已经意识到必须实行一系列改革。 Au fur et à mesure de l’application de la politique d’ouverture, les gens ont pris conscience de la nécessité d’appliquer une série de réformes. (prendre concience de) 3 .我们作为社会主义国家的大学生,应该对资产阶级民主、自由有正确的认识。 En qualité d’étudiants d’un pays socialiste, il nous faut avoir une vision exacte de la démocratie et de la liberté bourgeoises. (avoir la vision de) 4 .由于邻居大声喧哗,雅克不得不将耳朵贴近他的半导体收音机,才能听清广播的内容。 A cause du tapage du voisin, Jacques était obligé d’approcher ses oreilles au poste de radio pour mieux entendre les programmes d’émission. (tapage) 5 .病人的病情已恶化,医生新开的药物对他已无效了。 L’état (morbide) du malade s’étant aggravé, la dernière prescription du médicin n’était plus efficace pour lui. 6 .鉴于他尚且年轻,人们对他犯的过错既往不咎了。 Vu sa jeunesse, ses faultes sont pardonnées. (vu, vu que) 7 .这条有关带薪假期的新规定也适用于在职干部。 Le nouveau reglement sur les congés payés s’applique aussi aux cadres en place. (s’appliquer à, en place) 8 .路易丝最近数学考试名列前茅,是因为她得到父亲的帮助。 C’est à l’aide de son père que Louise se figurait (au premier rang) dans les derniers examens de maths. (se figurer) Leçon 15 Le bifteck et les frites 1 .很明显,小伙子想引起主任对他的注意。 De toute évidence, ce jeune homme a envie d’attirer l’attention de son directeur sur lui. (de toute évidence) 2 .他的失败是因为缺乏经验。 Son échec tient à son manque d’expérience. (tenir à / au sens d’avoir pour cause) 3 .第一部宪法通过后,共同纲领就失去了存在的意义。 Après l’adoption de la première Constitution, le Programme Commun a perdu sa raison d’être. (la raison d’être) 4 .你来得真是时候,我们正要出去买东西。咱们一块儿去吧。 Vous venez à point, nous allons faire des achats. Venez avec nous ! (à point) 5 .凡是不发言的人就算是同意了。 Ceux qui ne parlent pas sont censés être d’accord. (être censé faire) 6 .抗日战争爆发后,许多学生参了军。 Dès que la Guerre de Résistance contre le Japon éclata, bon nombre d’étudiants s’engagèrent dans l’armée. (bon nombre de, s’engager dans l’armée) 7 .宪法是一种法律,它规定国家体制,公民的基本权利和义务等。 La Constitution est une loi qui détermine le régime d’un Etat, les droits et les devoirs principaux des citoyens. (déterminer) 8 .在他的作品中有一本他在第二次世界大战时期写的诗集。 Dans toutes ses œuvres figure un recueil de poèmes qu’il a écrits pendant la Deuxième Guerre mondiale. (figurer) Post by 鸵鸟 @ 20:58 翻译练习(1)
2004-07-13 20:54 Traduction Leçon 9 La Bible à l’épreuve de la science 1 .这一对年轻人合得来吗 ?我对此深表怀疑。 Je doute que ce jeune couple puisse faire bon ménage. ( ne pas faire bon ménage) 2 .这些年轻人缺乏教养,他们争先恐后的上车,抢占空着的座位。 Ces jeunes sont mal élevés, ils partent à l’assaut de l’autobus pour s’emparer d’une place. (partir à l’assaut de, s’emparer de) 3 .人们向加里福尼亚进发去探索金矿。 Les gens prenaient le départ pour la Californie, ayant l’objective d’explorer des mines d’or. (prendre le départ pour) 4 .北京、天津、上海是中央直辖的城市。 Beijing, Tianjing et Shanghai relèvent directement des autorités centrales. (relever de) 5 .您要照字面解释这些熟语是既没法弄懂,又无法翻译的。 En expliqueant ces expressions figées mot à mot, vous ne pouvez pas les comprendre, encore moins les traduire. (des expressions figées, encore moins) 6 .这位老师翻译的文学作品中有《红与黑》和《巴马修道院》。 Ce professeur a traduit des œuvres littératures entre autres « Le Rouge et le Noir » et « La Chartreuse de Parme ». (entre autres) 7 .这个四人小组在发奋编写一本大字典。 Ce groupe de quatre personnes s’acharne à rédiger un grand dictionnaire. (s’acharner à) 8 .他们全家人都投入到这项工程中去了,甚至连十岁的小女孩也不甘示弱,她给父母和兄长端茶送水。 Toute la famille se plongeait dans les travaux, même la jeune fille de dix ans n’était pas en reste. Elle apportait du thé à ses parents et à ses frères. (être en reste) Leçon 10 L’esprit d’entreprise 1 .这位年轻的总经理很会做生意,他公司的营业额在短短一年中翻了一番。 Ce jeune directeur général a le sens des affaires, donc les chiffres d’affaires de son entreprise ont doublées pendant seulement une année. (avoir le sens de) 2 .随着对外开放政策的实施,我国经济建设取得了令人瞩目的进展。 Au fur et à mesure de l’application de la politique d’ouverture, la construction économique de notre pays a pris un essor remarquable. (prendre un essor remarquable) 3 .我们三个人整整花了一个星期天的时间才翻译完这篇文章。翻译此文的难度可见一斑。 Nous trois, avons traduit cet acticle à longueur d’un dimanche, ce qui preuve la difficulté de la traduction. (à longueur de, preuver) 4 .近几年来,彩电和电冰箱等高档消费品开始进入中国普通家庭。这表明人民的生活水平在日益提高。 Depuis ces dernières années, les produits de consommation de luxe comme téléviseur en couleur et réfrigérateur commencent à pénétrer dans les familles ordinaires des Chinois, c’est dire que le niveau de vie du peuble s’élève de jour en jour. (c’est dire que) 5 .杜邦先生是位廉洁奉公的法官。他像珍惜自己的眼珠一样珍惜自己的声誉。任何设法贿赂他的企图都是注定要失败的。 M. Dupont est un juge intègre. Il tient à sa réputation comme à ses propres yeux. Alors toute tentative de le corrompre est destinée à l’échec. (tenir à, à ses propres yeux, être destiné à ) 6 .吴厂长是位深入实际的干部,他经常以普通工人的身份参加车间劳动。 M. Wu, le directeur d’usine, est un cadre de terrain. Il travaille souvent dans l’atelier en qualité d’ouvrier. (en qualité de) 7 .你能将打字机借我用一下吗?即使半小时也行。 Pourriez-vous me prêter votre machine à écrire ? Ne serait-ce que pour une demi-heure. (ne serait-ce que) 8 .必须具有敏锐的审美感,才能鉴赏这幅印象派的绘画。 Il est nécessaire d’avoir le sens aigu d’esthétique pour apprécier cette peinture impressionniste. (avoir le sens de) Post by 鸵鸟 @ 20:54 法国政治经济
2004-07-13 20:50 要点: 3 tendances des classes 3 nouvelles approches sociales Les Français et le travail Consommation Revenus Inégalité Conflits sociaux Immigration Culture Histoire économique de la France et cocepts clés Platon recherche de vérité manipulation acceptée Aristote vérité avec l'accord du discours et de la réalité chaque médaille a son revers-contre Matérialisme dialectique(vrai ou pas vrai) Homanisme le sujet de connaissance--Homme(centre de tout) Descartes pensée cardésienne la méthode cardésienne -petit morceau -connaissance totale -intuition d'éducation -doute systématiquement Kant concept de la subjectivité et l'objectivité Bachelard Niet Piaget philosophie de l'éducation Post by 鸵鸟 @ 20:50 chapitre(4) fin
2004-07-13 13:48 Bibliographie ・ Albert Camus, La Peste , éd. Gallimard, Paris, 1947. ・ Albert Camus, L’Étranger , éd. Gallimard, Paris, 1942. ・ Albert Camus, Le Mythe de Sisyphe , éd. Gallimard, Paris, 1942 ・ Albert Camus, Ni Victimes ni Bourreaux , Combat, 1946. ・ Henri Lemaitre, L’aventure Littéraire du XX e siècle, Deuxième Époque, Pierre Bordas et fils, éditeurs, 1984. ・ Dirigé par Maurice Bruézière, Lire Aujoud’hui , Libraire Hachette. ・ Louis Faucon, La Peste Extraits , Libraire Larousse, 1971. ・ Lucette Rollet Kenan, Galerie de Portraits Contemporains, Harcourt, Brace & World, Inc., 1969. ・ http://www.alalettre.com ・ http://amazon. fr Post by 鸵鸟 @ 13:48 chapitre(3.2)
2004-07-13 13:37 Annexe Vie d’Albert Camus ( 1913-1960 ) ―― Selon Français Mauriac, il était « la conscience de sa génération ». ・ L’enfance et l’adolesence Né en 7 novembre 1913 à Mondivi d’Algérie, Albert Camus avait connu dans sa jeunesse la misère, la brutalité et la solitude, tout ce au’il faut, en somme, pour être sujet de ses œuvres futures. Comme l’héro de son roman autobiographique « Le Premier Homme » , Albert Camus était né en Algérie de parents pauvres. Son père était mort à la guerre quand il n’avait qu’un an. Sa mère, une Espagnole illettrée, sourde. Une fois veuve, elle alla vivre avec ses deux fils chez sa mère, dans un minuscule appartement d’Alger. C’est sa grand-mère, une pauvre femme possédant si peu, n’enviant rien et ne se plaignait jamais, qui donne Camus une impression profonde et une inflution permanante: la dignité et la fierté. Albert Camus entra lycée vers onze ans. Parmi les garçons riches et les fils d’importants fonctionnaires, il découvrit vite les subtilités et les amertumes de la hiérarchie sociale. Mais Camus ne s’abandonna pas au désespoir. L’étude lui offrait la paix et les joies. A quide de son professeur de philosophie Jean Grenir , il découvrit un monde d ’espoir à travers des livres et en fin, il trouva la joie de vive. Le présent était heureux, l’avenir assuré. Beaucoup plus tard, Camus l’expliquait dans ses œuvres. ・ De l’an 1930 à l’an 1938 En 1930, Albert Camus atteint la tuberculose pour la première fois. Cette maladie lui obséda jusqu’à la fin de sa vie et lui fit méditer sur la fragile de l’existence humaine. Quelques temps importants : 1932 : Etudes à la faculté des lettres d’Alger. Emplois 1933 : Premier mariage, rompu trois ans plus tard 1934 : Adhésion au Parti Communiste, exclusion trois ans plus tard 1935-1939 : Oeuvres théâtrals. « Le Théâtre du Travail » (1935-1937) ; « Le Théâtre de l’Equipe » (1937-1939) 1936 : Diplôme d’études supérieures ; voyage en Europe centrale et en Italie 1937 : L’aggravation de sa santé ; séjour en France 1938 : Publie « Noces » ; Ecrit « Caligula » et commence « l’Étranger » . Début dans le journalisme Pendant l’année 1930 et l’année 1938, Albert Camus avait exprimenté l’échéc de son premier mariage et l’aggravation de sa santé. De plus, il quitta le Parti Communiste. La maladie lui obligea à se soigner à Embrun, dans les Hautes-Alpes. Le repos prolongé, la solitude modifièrent sa vision du monde, accentuèrent en liu une tendance naturelle à la sauvagerie et faborisèrent une méditation d’où devaient naître plusieurs œuvres importantes . ・ De l’an 1938 à l’an 1940 Après avoir terminé « Caligula » en 1939, « L’Étanger » prenait forme. Camus était enfin trouvé une poste comme journaliste d’un journal quotidien « Alger Républicain » . Il écrit souvent des chromiques littéraires et son activité s’étend bientôt à bon nombre d’autres domaines, surtout à la politique. Camus publia un reportage retentissant sous le titre « Misère en Kabylie » .Comme critique, il commenta deux livres qui révélèrent Jean-Paul Sartre au grand public, « La Nausée » et « La Mur » . Camus les fit attentions mais il n’était pas d’accord avec Sartre, car il les trouvait trop pessimistes. L’idée d’absurdité fit son apparition. Selon Sartre, l’absurde c’est-à-dire le conflit qui oppose la raison humaine à un univers irrationnel sans Dieu, où l’Homme n’est qu’un accident passager. Mais l’opinion de Camus était comme cela : l’absurdité n’est un fin, par contraire, elle est le commencement. La Geurre éclata, Camus était refusé deux fois pour s ‘engager à cause de sa santé. Il lui arriva une période des lacunes chagrinées. Après, Camus devint le rédacteur en chef du « Soir Républicain » , frère jumeau, puis successeur d’ « Alger Républicain » . Il quitta l’Algérie à Paris, et en mais 1940, il finit « L ’Étranger » . ・ L’apparition de « La Peste » ( l’an 1947 ) « La Peste » fit son apparition dans une période de guerre. Quelques temps importants : 1936-1949 : Guerre civile en Espagne 1939-1945 : Deuxième Guerre Mondiale 1940 : Hilter envahit l’Europe de l’Ouest 1941 : Hilter envahit la Yougoslavie, la Grèce, l’URSS Novembre 1942 : Débarquement allié en Afrique du Nord. Hilter envahit la zone française libre. L’oppression et la Résistance arriva partout dans le pays 1944 : Débarquement allié en Normendie. Paris libéré Mai 1945 : Paix en Europe. Insurrection et répression en Algérie 1946-1954 : Guerre d’Indochine 1947 : Guerre en Chine, en Indonésie, en Polestin, en Grèce. « La Peste » est achevée et publiée. Même aux plus mauvais moments, Camis n’avait jamais cédé à l’abandon. Son inquiétude devant un avenir sans issue et un monde sans raison avait jeté des reflets sombres sur son inspiration, mais, porté à se donner comme hygiène ce qu’il avait subi comme souffrance, il avait, pour sa gouverne, cherché dans la mise en question des valeurs établies et de la légitimité de l’existence l’occasion d’éprouver son pouvoir d’organiser dans le chaos un ordre à sa mesure. Cette tendance ne se manifeste que discrètement dans les œuvres composées pendant la période qui précède immédiatement les hostilités et dans la phase la plus déprimente de l’occupation ; elle s’impose à partir de 1943, année climatérique qui voit Camus occuper dans la Résistence un poste de responsabilité nationale à la direction du journal « Combat » . Dès lors, aux deux confessions égotistes de « l’Envers et l’endroit » et de « Noces » vont succéder deux manifestation d ’ « engagement » : de 1943 à 1945, « Les lettres à un ami allemand» , réquistoire contre les articles de « Combat » , apomogie pour une politique de l’honnêteté. De même, après « Caligula » , « L’Étranger » , « Le Mythe de Sisyphe » , « Le Malentendu » , tétralogie du désespoir et de la solitude, viendront « La Peste » , « L’État de siège » , « Les Justes » , « L’homme révolte » , tétralogie de la révolte et de la solidarité. ・ De l’an 1947 à l’an 1960 Quelques temps importants : 1947-1953 : Procès en Hongrie, Belgarie, Roumanie, Tchécoslovaque 1950-1953 : Guerre de Corée 1954-1962 : Guerre d’Algérie 1956 : Camus lance un appel à la trêne en Algérie. « La chute » Intervention armée de l’URSS en Hongrie ; de l’Angleterre, de la France, et d’Israël en Égypte. 1957 : « L’Exil et le royaume » 1958 : « Chroniques algériennes » le 4 janvier 1960 : mort accidentelle d’Albert Camus Post by 鸵鸟 @ 13:37 chapitre(3.1)
2004-07-13 11:56 Conclusion Nous avons bien vu que les personnages dans « La Peste » sont choisis pour symboliser un certain nombre d’attitudes humaines face au malheur. En analysant ces personnages de caractères différents, nous ne nous étonnons pas de la prédominance de ceux que nous pourrions appeler des « intellectuels » ( Rieux, Tarrou, Paneloux) par rapport à ceux qui ne le sont pas (Grand, Cottard). Nous ne nous étonnons pas non plus que l’auteur les écirt avec un sentiment de l’approbation, de la pitié ou du méprit. Et nous ne nous étonnons pas au même temps que le rôle principal soit dévolu au docteur Rieux, parce qu’il est capable à la fois de penser avec lucidé le mal et de lutter effectivement contre lui. Bien loin de proposer une morale toute faite, « La Peste » révèle des profondeurs des esprits humains. Elle les expose avec précaution à la lumière, lentement, avec probité et lucidité, nous demandant seulement de ne fermer les yeux sur rien, ni sur le mal, ni sur le bonheur. L’auteur nous montre avec une franchise totale le plus important des problèmes humains ; puisque de toute façon il nous faut vivre-et-mourir, il nous insiste aussi que le seul moyen d’être heureux est de lutter contre malheur et de conquérir tous nos pouvoirs, nous défier de tous les fléaux. C’est déja beaucoup certes, en raison des caractères différents, les héros ne possèdent pas la même attitude devant le malheur. Mais est-ce qu’il existe une certaine l’absurdité de l’existence humaine ? Grand est sauvé, et Tarrou est mort, pourquoi? Les Hommes, les Saints et les Lâches dans « La Peste » obtiennent du résulat individuel varié. Est-ce qu’il est un hasard ou est-ce que le destin d’humain est préjugé par une certaine chose prévisible ? La dernière paragraphe du livre nous fait une méditation plus profonde. « En écoutant, en effet, les cris d’allégresse qui montaient de la ville, Rieux se souvenait que celle allégresse était toujours menacée. Car il savait ce que cette foule en joie ignorait, et qu’on peut lire dans les livres, que le bacille de la peste ne meurt ni de disparaît jamais, qu’il peut rester meubles et le linge, qu’il attend patiemment dans les chambres, les caves, les malles, les mouchoirs et les paperasses, et que, peut-être, le jour viendrait où, pour le malheur et l’enseignement des hommes, la peste réveillerait ses rats et les enverrait mourir dans une cité heureuse. » Nous devons continuer la recherche de « La peste » qui est en effet une recherche sur l’existence humaine. Post by 鸵鸟 @ 11:56 chapitre(2.5)
2004-07-13 11:48 ・ Être Lâche ―― Cottard ・ Cottard On le prend plus en pitié que en mépris « un petit homme rond » [1] « Le docteur remarque que Grand, parlant de Cottard, l’appelait toujours ‘le désespéré’. Il employa même à un moment l’expression ‘révolution fatale’. Ils discutèrent sur le motif du suicide et Grand se montra tatillon sur le choix des termes. On s’arrêta enfin sur les mots ‘chagrins intimes’ » [2] L’homme moyen, il est comme le symetrique de Grand, mais dans l’ordre du lâche. D’une part on le critique, de l’autre part on ne peut pas le critiquer. Recherché par la police et se croyant suspect à tous, commence à respirer dès que le malheur s’abat sur la ville ; on ne s’occupe plus de lui. Il s’enrichit de la souffrance des autres en pratiquement avec le fléau. Comme on dit Tarrou, « Il y avait pourtant dans la ville un homme qui ne paraissait ni épuisé, ni découragé, et qui restait l’image vivante de la satisfaction. C’était Cottard.» [3] La peste, en détournant de lui l’attention de la justice et en lui pournissant l’occasion de faire du marché noir, de s’enrichir, d’arranger ses affaires. Au contraire, dès que la peste décroît, il redevient nerveux et il perd même complètement la tête lorsqu’on rouvrit la ville. Tout le monde remarque « l’instabilité » de son caractère, et pendant les jours « on ne le voyait plus au restaurant, ni au théâtre, il ne semblait pas retrouver la vie mesurée et obscure qu’il menait avant l’épidémie... » [1] Le jour de la déclaration préfectorale vient et alors, il est complètement disparut. Tellement vive souhaite-t-il voir le malheur général s’amplifié et dure. Selon lui, « La seule façon de mettre les gens ensemble, c’est encore de leur envoyer la peste. » [5] La peste lui réussit et lui fait un complice. Il est « complice de tout ce qu’il voit, des superstitions, des frayeurs illégitimes, des susceptibilités de ces âmes en alerte ; de leur manie de vouloir parler le moins possible de la peste et de ne pas cesser cependant d’en parler ; de leur affolement et de leurs pâleurs au moindre mal de tête depuis qu’ils savent que la maladie commence par des céphalées ; et de leur sensibilité irritée, susceptible, instable enfin, qui transforme en offense des oublis et qui s’afflige dela perte d’un bouton de culotte. » [6] Bien qu’il ne soit ni humain, ni lucide et qu’il ne possède pas la sainteté, l’auteur est réussi à nous rendre sensible cette critique non pas en schématisant les caractères, mais en les humanisant. Cottard nous inspire davantage de pitié que de méprit. « Son seul vrai crime, c’est d’avoir approuvé dans son cœur ce qui faisait mourir des enfants et des hommes. Le reste, je le comprends, mais ceci, je suis obligé de le lui pardonner. » [7] Tarrou a dit un jour au docteur. «Le comprend » quoi Tarrou ? Et pourquoi, Tarrou s’intéresse tellement à Cottard ? C’est peut-être parce que, comme lui, il n’a pu trouver que dans la peste une sorte de solution à son problème, solution impossible dans la vie normale. Le résultat personnel tradégique de Cottard est le résultat de sa solitude. Il est solitaire des gens, de la vie réelle, et aussi de l’épidémie. Il vit au marge de la société et essaie de se suicider au début de roman. On peut dire que c’est un homme faibe, mais ce n’est pas juste de dire qu’il est ‘mauvais’. Même le docteur Rieux affirme ne pas pouvoir le comprendre, être obligé de lui pardonner. Pourquoi on dit que Cottard est un lâche ? C’est parce qu’il a « un cœre ignorant, c’est-à-dire solitaire » [8] . [1] Albert Camus, « La Peste » , éd. Gallimard, Paris, 1942. P. 24 [2] Albert Camus, « La Peste » , éd. Gallimard, Paris, 1947. P. 38 [3] Albert Camus, « La Peste » , éd. Gallimard, Paris, 1947. P. 194 [4] Albert Camus, « La Peste », éd. Gallimard, Paris, 1947. P. 277 [5] Albert Camus, « La Peste », éd. Gallimard, Paris, 1947. P. 195 [6] Albert Camus, « La Peste », éd. Gallimard, Paris, 1947. P. 196 [7] Albert Camus, « La Peste », éd. Gallimard, Paris, 1947. P. 303 [8] note 4 Post by 鸵鸟 @ 11:48 chapitre(2.4)
2004-07-13 11:26 ・ Paneloux Le Saint qui est fidèle au Dieu [1] « Il était de taille moyenne, mais trapue. Quand il s’appuya sur le rebord de la chaire, settant le bois entre ses grosses mains, on ne vit de lui qu’une forme épaisse et noire surmontée des deux taches de ses joues, rubicondes sous les lunettes d’acier. Il avait une voix forte, passionnée, qui portait loin, et lorsqu’il attaqua l’assistance d’une seule phrase véhémente et martelée : ‘Mes frères, vous êtes dans le malheur. Mes frères, vous l’avez mérité ’... » [2] Le Père Paneloux est un homme d’études, savant et sincère. Mais tel qu’il est présenté au début du livre, le moindre curé de campagne, qui administre ses paroissiens et qui a entendu la respiration d’un mourant, en sait plus que lui sur l’injustice et la cruauté qui marquent le sort des hommes. On peut bien se rappeler les passages de ses deux prêches. Le premier avant la mort de l’enfant et le deuxième après la mort de l’enfant. N’ayant pas vu réellement périr devant lui, le Père peut développer avec bonne conscience des raisonnements qui lui paraissent irrécusables : il explique l’origine divine de la peste pendant son premier prêche. «Mes frères, vous êtes dans le malheur. Mes frères, vous l’avez mérité...Trop longtemps, ce monde a composé avec le mal » [3] La peste s’insère à sa place dans le plan immense de la création divine. Elle est, au sens littéral du terme, l’un de ces fléaux de Dieu qui battront implacablement le blé humain jusqu’à ce que la paille soit séparée du grain [4] , les justes des méchants les élus de tous ceux qui avaient été appelés. Selon Paneloux , la peste est une preuve d’amour, d’amour du Dieu. Dieu a donné la liberté à ses créatures humaines, mais il ne peut pas consentir qu’elles puissent échapper à sa tendresse, se satisfaisant envers lui de pâles visites le dimanche et de génuflexions sans ferveur ; il veut les voir longtemps, toujours, c’est là sa manière d’aimer, et à vrai dire c’est la seule manière d’aimer [5] ; il veut les posséder et les sauver. Voilà pourquoi il laisse parfois la peste ou la guerre les visiter, pour que d’eux-mêmes, sans attendre, sans risquer la perte infinie mais songeant enfin à l’essentiel. La volonté divine, sans défaillance, transforme le mal en bien. Le Père Paneloux sent le secours divin et l’espérance chrétienne qui étaient offerts à tous. Il espère contre tout espoir que malgré l’horreur et les cris des agonisants, les gens doivent adresser au ciel la seule parole qui fût chrétiennne et qui était d’amour. « Dieu ferait le reste. » [6] Paneloux est après tout un homme bon , plein de pitiés. Même dans le premier prêche de lui, si violent qu’il apparaisse, une charité profonde se révèle, et la pitié est présente. Comme on dit Rieux, « ...les chrétiens parlent quelquefois ainsi, sans le penser jamais réellment. Ils sont meilleurs qu’ils se paraissent .» [7] Avant son deuxième prêche, le fils d’Othon mort. La souffrance de l’enfant lui laisse une impression vive et une douleur profonde. Il dit à Rieux francement : « Pour moi aussi, ce spectacle était insupportable. » [8] Il n’oublie pas son Dieu à ce moment-là. Il « regarda cette bouche enfantine souillée par la maladie, pleine de ce cri de tous les âges. Et il se laissa glisser à genoux, et tout le monde trouva naturel de l’entendre dire d’une voix , un peu étouffée, mais distincte derrière la plainte anonyme qui n’arrêtait pas : ‘ Mon Dieu, sauvez cet enfant.’ » [9] La mort de l’enfant le bouleversé. Comment ne serait-il pas bouleversé devant le long supplice du petit? Non seulement il est impuissant lui-même devant la souffrance de l’enfant, comme Rieux ou Tarrou, non seulement le Dieu qu’il supplie à genoux demeure muet, mais toutes ses certitudes se heurtent d’un coup à la réalité révoltante sur laquelle il avait fermé les yeux. Il est « un homme d’études. Il n’a pas vu assez mourir et c’est pourquoi il parle au nom d’une vérité. » [10] A l’accusation violente de Rieux : « Ah ! celui-là, au moins, était innocent, vous le savez bien ! » [11] , Paneloux ne peut répondre que par la confiance sans limite de l’amour qui accepte de ne pas juger celui qu’il aime, même si son attitude apparaît comme étonnante : « Je comprends, murmura Paneloux. Cela est révoltant parce que cela passe notre mesure. Mais peut-être devons-nous aimer ce que nous ne pouvons pas comprendre. » [12] Rieux alors se redresse d’un seul coup, il regarde le Père, avec toute la force et la passion dont il est capable : « Non, mon Père, dit-il. Je me fais une autre idée de l’amour. Et je refuserai jusqu’à la mort d’aimer cette création où des enfants sont torturés. » [13] C’est une réponse piquante. Sur le visage de Paneloux, « une ombre bouleversée passa » . Il répond : « Ah ! docteur, fit-il tristesse, je viens de comprendre ce qu’on appelle la grâce » [14] Rieux a l’idée que le moindre prêtre de campagne qui administre ses paroissiens et qui a entendu la respiration d’un mourant pense comme lui, mais Paneloux est une l’exception. Il veut bien sauver le monde, mais pas comme Rieux, qui ne fie qu’à la force humaine. Bien qu’il soit bouleversé, bien qu’il souffre beaucoup, bien qu’il suppose l’abandon total de soi-même et le dédain de sa personne, il n’abandonne jamais sa foi et son Dieu. C’est un homme logique avec lui-même, qui est le Saint très fidèle au Dieu. Après la mort de l’enfant, ce Saint s’engage parmi les premiers dans les équipes de volontaires. Il est si courageux et sincère qui porte sa foi jusqu’à la mort. « Paneloux a raison, dit Tarrou. Quand l’innocence a les yeux crevés, un chrétien doit perdre la foi ou accepter d’avoir les yeux crevés. Paneloux ne veut pas perdre la foi, il ira jusqu’au bout. C’est ce qu’il a voulu dire. » [1] Paneloux atteint la peste après son deuxième prêche. Il meurt en respectant les règles sanitaires, sans se défendre ni vouloir que le docteur (Rieux) le défende. « Merci, dit-il. Mais les religieux n’ont pas d’amis. Ils ont tout placé en Dieu. » [2] Simplement il ne lâche plus son crucifix, respectant vraiment jusqu’à la mort sa foi . [1] Louis Faucon, « La Peste Extraits » , Libraire Larousse, 1971. [2] Albert Camus, « La Peste » , éd. Gallimard, Paris, 1947. P. 97 [3] Albert Camus, « La Peste » , éd. Gallimard, Paris, 1947. P. 97 [4] Albert Camus, « La Peste » , éd. Gallimard, Paris, 1947. P. 98 « ...Dans l’immense grange de l’univers, le fléau implacable battra le blé humain jusqu’à ce que la paille soit séparée du grain... » [5] Albert Camus, « La Peste » , éd. Gallimard, Paris, 1947. P. 100 «...Dieu n’est pas tiède...Il voulait vous voir plus longtemps, c’est sa manière de vous aimer et, à vrai dire, c’est la seule manière d’aimer... » [6] Albert Camus, « La Peste » , éd. Gallimard, Paris, 1947. P. 102 [7] Albert Camus, « La Peste » , éd. Gallimard, Paris, 1947. P. 128 [8] Albert Camus, « La Peste » , éd. Gallimard, Paris, 1947. P. 217 [9] Albert Camus, « La Peste » , éd. Gallimard, Paris, 1947. P. 215 [10] Albert Camus, « La Peste » , éd. Gallimard, Paris, 1947. P. 129 [11] Albert Camus, « La Peste » , éd. Gallimard, Paris, 1947. P. 216 [12] Le passage de la mort de l’enfant. Albert Camus, « La Peste » , éd. Gallimard, Paris, 1947. P. 210-P.218 [13] note 3 [14] note 3 [15] Tarrou ne présente pas au deuxième prêche de Paneloux. Ce que le Père a dit, c’est Rieux qui lui raconte. [16] Albert Camus, « La Peste » , éd. Gallimard, Paris, 1947. P. 231 Post by 鸵鸟 @ 11:26 chapitre(2.3)
2004-07-13 11:20 ・ Être Saint ―― Tarrou et Paneloux ・ Tarrou Le Saint sans Dieu [1] « ...un homme encore jeune, à la sihouette lourde, au visage massif et creusé, barré d’épais sourcils....Jean Tarrou fumait une cigarette avec application en contemplant les dernières convulsions d’un rat qui crevait sur une marche, à ses pieds. Il leva sur le docteur le regard calme et un peu appuyé de ses yeux gris, lui dit bonjour et ajouta que cette apparition des rats était une curieuse chose. » [1] « Apparemment, il semblait assez aisé pour vivre de ses revenus. Mais, bien que la ville se fût peu à peu habituée à lui, personne ne pouvait dire d’où il venait, ni pourquoi il était là. On le rencontrait dans tous les endroits publics. Dès le début du printemps, on l’avait beaucoup vu sur les plages, nageant souvent et avec un plaisir manifeste. Bonhomme, toujours souriant, il semblait être l’ami de tous les plaisirs normaux, sans en être l’esclave. En fait, la seule habitude qu’on lui connût était la fréquentation assidue des danseurs et des musiciens espagnols... » [2] La seule chose à que Tarrou s’intéresse, c’est de trouver la paix intérieure. Son ambition est d’être un Saint sans Dieu. Et c’est de cette sainteté laîque qu’il est une sorte de modèle. Tarrou est le seul personnage dont on connait aussi bien passé, ses expériences personnelles. Fils d’un avocat général, il a vécu dans l’idée de son innocence, jusqu’au jour où, âge de 17 ans, il est allé voir son père requérir la peine capitale, qui n’est rien d’autre que le plus abject des assassinats. A cette conscience, il a quitté le domicile paternel, a fait de la politique, a lutté dans tous les pays d’Europe pour instituer une société plus juste [4] : hélas ! dans les rangs où il combattait, on procédait à des condamnations cécessaires. Après avoir vu exécuter un homme à coup du fusil, et découvert que nous étions tous des pestiférés, il a refusé, avec un averglement obstiné, tout ce qui fait mourir [5] . Voilà pourquoi, il a décidé de lui échapper pour sa part autant qu’il lui était possible. Il dit que « seulement qu’il y a sur cette terre des fléaux et des victimes et qu’il faut, autant qu’il est possible, refuser d’être avec le fléau » et il faut se mettre « du côté des victimes, en toute occasion, pour limiter les dégâts » (Albert Camus, « La Peste », éd. Gallimard, Paris, 1947. P. 252) Sa morale, désormais, c’est la compréhension, dit-il, la sympathie [6] . Cela seul peut lui faire espérer la paix, ou une bonne mort à son défaut . Et c’est aussi, la raison de sa compréhension sur Rambert, sur Paneloux, même sur Cottard qui, chacun à sa façon, sont si différents de lui. Il sait parfaitement « de science certaine» [7] . « Trouver la paix intérieure » [8] devient toujours l’objective de Tarrou. Mais comment peut-il la trouver? Il refuse Dieu, parce que Dieu demeure pour lui ne sert à rien. Mais il incline quand-même à chercher de solution, qui porte le nom de la révolte lui-même. Il trouve cette solution enfin, et c’ est une solution de sainteté. C’est lui qui recrute le plus efficacement les volontaires pour les équipes de lutter contre la peste. C’est lui qui aide Rieux à convaincre Rambert de s’engager dans les équipes de volontaires. Refusant d’être fataliste, il n’accepte pas de s’avouer vaincu avant que l’on ait tout essayé. L’auteur lui écrit avec beaucoup de sympathie, lui donne bon nombre de caractères splendides, comme le prouve le bain qu’il prend en compagnie de son ami (docteur Rieux) et ses conaissances complètes. Mais ce Saint sans Dieux atteint par l’épidémie. Il est mort au moment ou « la peste semblait s’eloigner » [9] et « quelques jours avant l’ouverture des portes » [10] Pourquoi? Quand il est atteint par la maladie, il demande à Rieux de lui le dire franchement. Il résiste, « immobile » [11] , dans la lucidité, mais de toutes ses forces. « ...Tarrou semblait se débattre contre l’expression même de ce qu’il avait à dire : ―― Rieux, articula-t-il enfin, il faudra tout me dire, j’en ai besoin. ―― Je vous le promets. ... ―― Merci. Je n’ai pas envie de mourire et je lutterai. Mais si la partie est perdue, je veux faire une bonne fin. Rieux se baissa et lui serra l’épaule. ―― Non, dit-il, pour devenir un saint, il faut vivre. Luttez. » [12] La partie est perdue. Pourquoi il n’affime pas qu’il est « perdue » plus tôt ? La volonté chez docteur Rieux d’être simplement un homme est plus « ambitieuse » [13] que son idéal de sainteté. Rieux pense qu’il plaisante. Mais non. Le visage de Tarrou est « triste et sérieux » [14] comme s’il ressent confusément, trop tard, qu’il a mal choisi. Sa mise en garde contre les tendances au mal serait beaucoup plus persuasive s’il ne les isole pas parmi les autres, s’il tenait compte du réel. « En somme, dit Tarrou avec simplicité, ce qui m’intéresse, c’est de savoir comment on devient un saint. ―― Mais vous ne croyez pas en Dieu. ―― Justement. Peut-on être un saint sans Dieux, c’est le seul problème concret que je connaisse aujourd’hui. » [15] [1] Louis Faucon, « La Peste Extraits » , Libraire Larousse, 1971. [2] Albert Camus, « La Peste » , éd. Gallimard, Paris, 1947. P. 19 [3] Albert Camus, « La Peste » , éd. Gallimard, Paris, 1947. P. 30 [4] Albert Camus, « La Peste » , éd. Gallimard, Paris, 1947. P. 244- P. 250 [5] Albert Camus, « La Peste » , éd. Gallimard, Paris, 1947. P. 251 « ...Et c’est pourquoi j’ai décidé de refuser tout ce qui, de près ou de loin, pour de bonnes ou de mauvaises raisons, fait mourir ou justifier qu’on fasse mourir. » [6] Albert Camus, « La Peste » , éd. Gallimard, Paris, 1947. P.132- P.133 [7] Albert Camus, « La Peste » , éd. Gallimard, Paris, 1947. P. 251 [8] Albert Camus, « La Peste » , éd. Gallimard, Paris, 1947. P. 33 [9] Albert Camus, « La Peste » , éd. Gallimard, Paris, 1947. P. 274 [10] Albert Camus, « La Peste » , éd. Gallimard, Paris, 1947. P. 281 [11] note 4 [12] Albert Camus, « La Peste » , éd. Gallimard, Paris, 1947. P. 283 [13] Albert Camus, « La Peste » , éd. Gallimard, Paris, 1947. P. 253 [14] note 1 [15] note 1 Post by 鸵鸟 @ 11:20 chapitre(2.2)
2004-07-13 11:07 ・ Grand L’homme moyen « C’était un homme d’une cinquantaine d’années, à la moustache jaune, long et voûté. Les épaules étroites et les membres maigres. » [1] « ...Long et maigre, il flottait au milieu de vêtements qu’il choisissait toujours trop grands, dans l’illusion qu’ils lui feraient plus d’usage. S’il regardait encore la plupart de ses dents sur les gencives inférieures, il avait perdu en revanche celles de la mâchoire supérieure. Son sourire, qui relevait surtout la lèvre du haut, lui donnait ainsi une bouche d’ombre. Si l’on ajoute à ce portrait un démarche de séminariste, l’art de raser les murs et de se glisser dans les portes, un parfum de cave et de fumée, toutes les mines de l’insignifiance... » [2] Grand est un petit employé de mairie, c’est un homme moyen, que l’on ne peut pas l’appeler comme ‘intellectuel’. Il n’a réussi ni dans sa carière ni dans sa vie sentimentale. Il a de la peine à trouver les termes capables d’exprimer exactement ce qu’il veut dire mais semble toujours chercher ses mots, bien qu’il parle le langage le plus simple. C’est d’où sa vomonté d’apprendre le latin pour approfondir le sens des mots, et d’écrire un roman qui lui vaudrait d’être « salué chapeau bas » [3] , mais dont il s’épuise, sans jamais pouvoir aller au-delà, à mettre sur pied la première phrase. Malgré son maladroit, il vise quant-même une perfection, celle du mot juste, de la parfaite propriété des expressions et des phrases. Il est guetté par le vertige devant les premiers termes à écrire, jamais assez exacts, jamais assez dignes de l’idée ou du sentiment à exprimer pour qu’on accepte de commencer par eux une page de son livre [4] . Mais Grand est, en même temps, un homme rare dans la société qui a de bon courage, de bons sentiments et qui ne craint pas de les manifester. C’est en ce sens qu’il est exemplaire. Il le prouve bien au cours de la peste, où il est un des rares à conserver un certain équilibre de vie : il exerce son humble métier, mais il l’éclaire par son utopiste ambition d’écrire. Il vive aisement de sa propre façon, c’est-à-dire vivre dans harmonie du réel et des sentilents, des mots et du cœur. Il devine que la perfection absolue ne serait en fait que la stérilité, et qu’il doit viser par conséquent une perfection humaine. Quant Tarrou et Rieux créent des équipes sanitaires, il participe volontairement à leur action, en tenant des livres, en faisant des statistiques. Il a la sagesse de se donner à son travail et au même temps à sa recherche des mots pendant la période de l’épidémie. Il prend sa part de la lutte contre la peste, à sa place, dans l’action qu’il estime nécessaire. Grand arrive finalement à être satisfait de la fameuse première phase de son roman ; il en a supprimé tous les adjectifs, et il se fait à lui-même avec un sourire « malin » le compliment qu’il avait tant espéré d’un éditeur éventuel : « Chapeau bas » [5] . C’est un homme qui atteint l’épidémie mais qui s’échappe de la mort. L’auteur le sauver de la mort en lui donnant des caractères modestes. Ici, on a une expliction indirecte de la valeur de cet homme moyen : « Oui, s’il est vrai que les hommes tiennent à se proposer des exemples et des modèles qu’ils appellent héros, et s’il faut absolument qu’il y en ait un dans cette histoire, le narrateur propose justement ce héros insignifiant et effacé qui n’avait pour lui qu’un peu de bonté au cœur et la vérité ce qui lui revient, à l’addition de deux et deux son total de quatre, et à l’héroïsme la place secondaire qui doit être la sienne, juste après, et jamais avant, l’exigence généreuse du bonheur.» [6] [1] Albert Camus, « La Peste » , éd. Gallimard, Paris, 1947. P. 23-24 [2] Albert Camus, « La Peste » , éd. Gallimard, Paris, 1947. P. 49 [3] Albert Camus, « La Peste » , éd. Gallimard, Paris, 1947. P. 107 [4] L’auteur nous montre ‘sa première phase’ pour quatre fois. Albert Camus, « La Peste », éd.Gallimard, Paris, 1947. P. 107, P. 137,P. 138 , et P. 261 ・ « Par une belle matinée du mois de mai, une élégante amazone parcourait, sur une superbe jument alezane, les allées fleuries du Bois de Boulogne. » ・ « Par une belle matinée de mai, une svelte amazone montée sur une superbe jument alezane, parcourait les allées fleuries du Bois de Boulogne. » ・ « Par une belle matinée de mai, une svelte amazone montée sur une somptueuse jument alezane parcourait les allées pleines de fleurs du Bois de Boulogne. » ・ « Par une belle matinée de mai, une svelte amazone, montée sur une somptueuse jument alezane, parcourait, au milieu des fleurs, les allées pleines de fleurs du Bois... » [5] Albert Camus, « La Peste » , éd. Gallimard, Paris, 1947. P. 306 [6] Albert Camus, « La Peste » , éd. Gallimard, Paris, 1947. P. 140 Post by 鸵鸟 @ 11:07 chapitre(2.1)
2004-07-13 10:51 Chapitre 2 ・ Être l’Homme ―― Rieux et Grand ・ Rieux L’homme idéal qui est humain et lucide « Paraît trente-cinq ans. Taille moyenne. Les épaules fortes. Visage presque rectangulaire. Les yeux sombres et droits, mais les mâchoires saillantes. Le nez fort et régulier. Cheveux noirs coupés très court. La bouche est arquée avec des lèvres de pleines et presque toujours serrées. Il a un peu l’air d’un paysan sicilien avec sa peau cuite, son poil noir et ses vêtements de teintes toujours foncées, mais qui lui vont bien. Il marche vite. Il descend les trottoirs sans changer son allure, mais deux fois sur trois remonte sur le trottoir opposé en faisant un léger saut. Il est distrait au volant de son auto et laisse souvent ses flèches de direction levées, même après qu’il a efféctué son tournant. Toujours nutête. L’air renseigné. » [1] C’est le portrait du docteur Rieux reproduit par Tarrou. Il a l’air de calme et de lucidité. C’est un homme qui respecte bien la réalité et la honnêteté. Par rapport à lui, il y a quatres passages dans l’œuvre très muets mais impossible d’oublier : la souffrance et la mort de fils d’Othon ; la sépatarion d’il et de sa femme ; la mort de Tarrou et la natation avec amitié d’il et de Tarrou . Il se catactérise d’abord par sa sensibilité, par son besoin de chaleur humaine. Il aime sa femme et sa mère. Il recueille Tarrou chez lui et, après l’avoir veillé durant son agonie, verse des larmes d’impuissance devant le cadavre de son ami. Il écoute avec patience Grand lui lire la première phrase de son impossible roman et lui donne son avis sur le choix d’un qualificatif. Il ne condamne pas Rambert, bien au contraire, quand celui-ci prétend à tout prix sauver son bonheur et il lui conseille de hâter sa fuite. Il déclare Paneloux et inspire confiance même à Cottard. Il n’échappe pas plus qu’un autre à la fatigue, lorsque la peste a exigé de lui trop d’éfforts [2] . Rieux est alors évidemment le personnage-clé de « La Peste » . Il est humain, mais à la fois lucide et courageux. Il ne céde pas d’un pouce devant la catastrophe, qui le bouleversé un petit peu au début, mais lui rend plus de lucidité. «...ce vertige ne tenait pas devant la raison. Il est vrai que le mot de ‘peste’ avait été prononcé, il est vrai qu’à la minute même le fléau secouait et jetait à terre une ou deux victimes. Mais quoi, cela pouvait s’arrêter. Ce qu’il fallait faire, c’était reconnaître clairement ce qui devait être reconnu, chasser enfin les ombres inutiles et prendre les mesures qui convenaient. Ensuite, la peste s’arrêtait parce que la peste ne s’imaginait pas ou s’imaginait faussement. Si elle est arrêtait, et c’était le plus probable, tout irait bien. Dans le cas contraire, on saurait ce qu’elle était et s’il n’y avait pas moyen de s’en arranger d’abord pour la vaincre ensuite. » [3] La peste qui assaille la ville ne ressemble pas tout à fait aux précédentes, les sérums qu’on a fait venir sont inefficaces. Il faut isoler l’agent spécifique pour agir sur lui, puis chercher en tâtonnant le moyen de le détruire ou d’immuniser les hommes contre lui, multiplier les analyses et les expériences, éprouver sur les malades les produits découverts. Rieux, sans doute ne s’adonne pas personnellement à cette recherche des causes, mais l’accuser de ne pas lui donner son importance est paradoxal, car il y contribue volontairement et efficacement. Il communique aussitôt au vieux docteur Castel [4] toutes ses observations et les résultats des analyses qu’il faut faire. Il participe à l ’élaboration du nouveau remède, et c’est même lui qui décide de la première expérience décisive lorsque le sérum est prêt. Même devant l’échec, Rieux ne fait pas le compromis. Il se maîtrise bien et n’oublie jamais la valeur essentielle d’un docteur. On peur dire que dans ce combat entre L’Homme et la Peste, docteur Rieux n’est pas la personnification de l’héro ou du saint. Comme il dit à le Père Paneloux lui-même : « Non, mon père. Je me fais une autre idée de l’amour. Et je refuserai jusqu’à la mort d’aimer cette création où des enfants sont torturés. » [5] ... « Le salut de l’homme est un trop grand mot pour moi. Je ne vais pas si loin. C’est sa santé qui m’intéresse, sa santé d’abord. » [6] On se rappelle vivement cette scène du fils d’Othon où l’enfant souffre pendant des heures et à la fin mort. Losque Rieux entend le Père Paneloux murmurer sourdement, dans sa pitié : « S’il doit mourir, il aura souffert plus longtemps » [7] , Rieux se retourne brusquement vers lui et, pour la première fois dans cette chronique où nous l’avons toujours vu si pondéré, si calme, nous devenons, nous ressentons presque physiquement toute la passion qui est en lui, la violence dont il pourrait être capable. Il ouvre la bouche pour parler, pour jeter au Père ce qu’il pence, et ce n’est qu’au prix d’un effort visible qu’il parvient à se dominer, ravalant sa colère, ne voulant rien dire au chevet de l ’enfant. Mais dès que le petit est mort et que le Père a béni son corps, à peine hors de la pièce il n’en peut plus, il éclate. Est-ce que Rieux est un homme indifférent devant la mort ? Non, pas du tout. Au contraire, il aime vraiement la vie. Ce qui lui fait indifférent en apparence, c’est son métier de docteur et surtout, c’est l’opinion de la dignité d’être l’Homme. Selon Rieux, la dignité de l’Homme est de tenter quelques choses contre le mal au risque même des échecs les plus douloureux. Mais Rieux est en un sens beautoup trop lucide. Il sait trop bien que chacun de nos actes a ses concéquences, et que les caractères contribuent normalement au bonheur ou au malheur, qui peuvent définir le bien ou le mal. Le plus grand de tous les bonheurs selon Rieux n’est-il pas celui de la tendresse humaine, qui implique que l’on protège d’abord sa propre vie et celle de l’être aimé. «Rien au monde ne vaut qu’on se détourne de ce qu’on aime. Et pourtant je m’ en détourne, moi aussi, sans que je puisse savoir pourquoi. » [8] Comme il dit à Rambert, il détourne quelques choses importantes dans le combat. D’abord l’amour et ensuite l’amitié. Sa femme mort et son ami Tarrou mort aussi juste avant le moment où ils ont chassé la maladie. Il est difficile de dire si Rieux est heureux. Il n’a pas le choix de faire sa séparation éternelle avec sa femme et il naturellement a fait tout ce qui était en son pouvoir pour sauver son ami, mais il sait en le soignant que « sa seule tâche, en vérité, était de donner des occasions à ce hasard qui trop souvent ne se déranger que provoqué » [9] . Quand Rieux serre sa femme avant le départ de train et quand il avance avce Tarrou « de la même cadence et la même vigueur » , il oublie la réalité pour un instant. Il, avec son ami, les deux sont « solitaires loin du monde, libérés enfin de la ville et de la peste » . Mais la réalité et la peste lui revient trop vite, il sait qu’il «était bien, et qu’il fallait maintenant recommencer. » [10] L’amour ou l’amitié, n’a pu sauver sa femme et son ami, il réalise et accepte ce fait avec une douleur pronfonde. Finalement, pourquoi dit-on que Rieux est heureux quand-même? Et pourquoi l’auteur nous montre un docteur qui sauve la ville mais se détourne de ce qu’il aime ? C’est parce que Rieux est l’Homme idéal d’Albert Camus. Aux yeux de l’auteur et aux yeux de Rieux, l’amour et le bonheur exigent qu’on soit d’accord non seulement avec soi-même et avec l’autre, mais avec le monde...L’Homme est bien forcé d’être solidaire! Même si la peste choisit ses victimes d’une façon qu’il paraît aveugle, la moindre exception dans la lutte que Homme mène contre elle. La morale humaine est en valeur de faire face à la vie réelle. [1] Albert Camus, « La Peste» , éd. Gallimard, Paris, 1947. P. 35 [2] Albert Camus, « La Peste» , éd. Gallimard, Paris, 1947. [3] Albert Camus, « La Peste» , éd. Gallimard, Paris, 1947. P. 45- P.46 [4] Castel est un collège de docteur Rieux et il est le premier qui venir chez Rieux pour trouver une solution de la peste et c’est lui aussi qui enfin trouver le sérum efficace. [5] Albert Camus, « La Peste» , éd. Gallimard, Paris, 1947. P. 9 [6] Albert Camus, « La Peste» , éd. Gallimard, Paris, 1947. P. 218 [7] Albert Camus, « La Peste» , éd. Gallimard, Paris, 1947. P. 214 [8] Albert Camus, « La Peste » , éd. Gallimard, Paris, 1947. P. 209 [9] Albert Camus, « La Peste » , éd. Gallimard, Paris, 1942. P. 284 [10] Albert Camus, « La Peste » , éd. Gallimard, Paris, 1947. P. 254 Post by 鸵鸟 @ 10:51 chapitre(1.2)
2004-07-13 10:38 Analyse générale sur Les personnages typiques dans « La Peste » ―― L’Homme, Le Saint et le Lâche « J’ai toujours pensé, écrit Camus en 1946, que si l’homme espérait dans la condition humaine était un fou, celui qui désespérait des événements était un lâche [1] . » L’épidémie inattendue assaille la ville Oran ―― « une ville ordinaire et rien de plus qu’une préfecture française de la côte algérienne » [2] Devant cette catastrophe, il sera excusable d’être fou, inexcusable d’être un lâche. Les personnages de « La Peste » sont peu nombreux. Ces personnages, on l’a vu, semblent avoir été choisis selon des caractères très différents et pour symboliser un certain nombre d’attitudes humaines face au malheur. L’auteur nous montre un mythe de L’Homme, du Saint et du Lâche en proposant quelques types des symboles . Le moins qu’il doit faire, c’est, comme le recommande Tarrou, entretenir une pensée modeste, c’est à dire débarrasser de la prétention à l’injustice ; refuser de légitimer l’esclavage, la misère, le meurtre. La réponse de Rieux a un sens plus profond. Pour lui, la lutte contre la peste ne peut pas être menée seulement avec de la prudence et de la patience. Pour d’être efficace, elle réclame une volonté d’offensive qui, le cas échéant, sache risque pour une chance de guérision une intervention douloureuse et peut-être mortelle. Une différence sépare donc Tarrou et docteur Rieux. Peut-on être un saint sans Dieu, c’est le seul problème concret que Tarrou connaisse. Tarrou, si indifférent qu’il veuille être à l’ égard de la religion, propose à son action une fin qui dépasse ses objectifs humains. Il trouve au bout de sa vie la paix spirituelle et la sainteté. Rieux, qui demeure calme et prent toujours la position d’initiative, se défie à la peste depuis le début jusqu’à la fin. Mais, pas comme Tarrou, il ne se consacre pas à sa tâche par grandeur d’âme, mais par honnêteté d’humain. Il n’ai pas de goût pour l’héroîsme et la sainteté. Ce qu’il s’intéresse, c’est d’être un homme. Pour être Homme et pour chercher la paix d’âme, Tarrou et Rieux, tout deux atteintent le but en un sens. Mais ils perdent alors d’autres choses. Tarrou, sa vie et Rieux, son amour (sa femme morte) et son amitié (Tarrou). Être un homme , c’est le thème essentiel de « La Peste » . Des personnages de caractères différents coexistent dans la misère et nous montrent une coopération fraternelle [3] . Ils sont tous contribués à cette coopération humaine en nous donnant l’exemple de la lucidité et de la maîtrise. Qu’il s’agisse des premiers ou des seconds rôles, les caractères sont présentés selon la grande tradition psychologique : typiques dans leur manière d’agir, individuels dans leurs manières d’être. Les personnages du livre ont aussi le destin différent. Grand, l’homme moyen qui vit ; Paneloux, le Père fidèle au Dieux qui mort et Cottard, le symbol le plus négatif qui mort. Ce destin n’est pas absurde, pourrait-on dire. Aidé par l’auteur, on peut voire un lien indirect mais inévitable entre le destin et l’attitude humaine devant le fléau. [1] Albert Camus, « Ni Victimes ni Bourreaux » , Combat, nov. 1946. [2] Albert Camus, « La Peste» , éd. Gallimard, Paris, 1947. P. 9 [3] « Comparée à L ’Étranger », écrit l’auteur dans la «Lettre à un ami allemant », (Paris, Gallimard, 1945) « la Peste marque sans discussion possible le passage d’une attitude de révolte solitaire à la reconnaissance d’une communauté dont il faut partager les luttes. S’il y a évolution l’Étranger à la Peste, elle s’est faite dans le sens de la solidarité et de la participation. » Post by 鸵鸟 @ 10:38 chapitre(1.1)
2004-07-13 10:27 Chapitre 1 Résumé de « La peste » Oran, un jour d’avril 194. , le docteur Rieux découvre le cadavre d’un rat sur son palier. Le concierge, monsieur Michel, pense que ce sont des mauvais plaisants qui s’amusent à déposer ces cadavres de rats dans son immeuble. A midi, Rieux accompagne à la gare son épouse qui, malade, part se soigner dans une ville voisine. Quelques jours plus tard, une agence de presse annonce que plus de six mille rats ont été ramassés le jour même. L’angoisse s’accroit . Quelques personnes commencent à émettre quelques récriminations contre la municipalité. Puis, soudainement, le nombre de cadavres diminue, le rues retrouvent leur propreté, la ville se croit sauvée. Monsieur Michel, le concierge de l'immeuble de Rieux, tombe malade. Le docteur Rieux essaye de le soigner. Sa maladie s'aggrave rapidement. Rieux ne peut rien faire pour le sauver. Le concierge succombe à un mal violent et mystérieux. Rieux est sollicité par Grand , un employé de la mairie. Il vient d’empêcher un certain Cottard de se suicider. Les morts se multiplient. Rieux consulte ses confrères. Le vieux Castel, l’un d’eux, confirme ses soupçons : il s’agit bien de la peste. Après bien des réticences et des tracasseries administratives, Rieux parvient à ce que les autorités prennent conscience de l’épidémie et se décident à “fermer” la ville. La ville s’installe peu à peu dans l’isolement. L’enfermement et la peur modifient les comportements collectifs et individuels : “ la peste fut notre affaire à tous” , note le narrateur. Les habitants doivent composer avec l’isolement aussi bien à l’extérieur de la ville qu’à l’intérieur. Ils éprouvent des difficultés à communiquer avec leurs parents ou leurs amis qui sont à l’extérieur. Fin juin, Rambert, un journaliste parisien séparé de sa compagne , demande en vain l’appui de Rieux pour regagner Paris. Cottard, qui avait, en avril, pour des raisons inconnues tenté de se suicider , semble éprouver une malsaine satisfaction dans le malheur de ses concitoyens. Les habitants d’Oran tentent de compenser les difficultés de la séquestration , en s’abandonnant à des plaisirs matériels. Grand , employé de la mairie, se concentre sur l’écriture d’un livre dont il réécrit sans cesse la première phrase. Le père Paneloux fait du fléau l’instrument du chatiment divin et appelle ses fidèles à méditer sur cette punition adressée à des hommes privés de tout esprit de charité. Tarrou , fils d’un procureur et étranger à la ville, tient dans ses carnets sa propre chronique de l’épidémie . Lui ne croit qu’en l’homme . Il fait preuve d’un courage ordinaire et se met à disposition de Rieux pour organiser le service sanitaire. Rambert les rejoint. C’est l’été, la tension monte et l’épidémie redouble. Il y a tellement de victimes qu’il faut les jeter dans la fosse commune , comme des animaux. La ville est obligée de réprimer des soulèvements et les pillages. Les habitants semblent résignés . Ils donnent l’impression d’avoir perdu leurs souvenirs et leur espoir . Ils n’ont plus d’illusion et se contentent d’attendre... Cette partie se déroule de septembre à décembre. Rambert a eu l’opportunité de quitter la ville , mais il renonce à partir. Il est décidé à lutter jusqu’au bout aux cotés de Rieux et de Tarrou. L’agonie d’un jeune enfant, le fils du juge Othon et les souffrances qu’éprouvent ce jeune innocent ébranlent Rieux et troublent les certitudes de l’abbé Paneloux. L’abbé se retranche dans la solitude de sa foi, et meurt sans avoir sollicité de médecin, en serrant fiévreusement contre lui un crucifix. Tarrou et Rieux , connaissent un moment de communion amicale en prenant un bain d’automne dans la mer . A Noël, Grand tombe malade et on le croit perdu. Mais , il guérit sous l’effet d’un nouveau sérum. Des rats, réapparaissent à nouveau, vivants. A l’aube d’une belle matinée de février, les portes de la ville s’ouvrent enfin . Les habitants, libérés savourent mais ils n’oublient pas cette épreuve “qui les a confrontés à l’absurdité de leur existence et à la précarité de la condition humaine.” On apprend l’identité du narrateur : C’est Rieux qui a voulu relater ces événements avec la plus grande objectivité possible. Il sait que le virus de la peste peut revenir un jour et appelle à la vigilance. Post by 鸵鸟 @ 10:27 memoire(2)
2004-07-13 10:20 Introduction Né en 1913, Albert Camus est un écrivain français de XX e siècle. Au début de sa vie littéraire philosophique, il faisait la constation que le monde est incompréhensible pour la raison humaine. Pourquoi l’homme vit-il dans un monde absurde ? L’existence n’est-elle qu’une suite d’habitudes ? Pour Camus, c’est la révolte, c’est-à-dire la lucidité, qui donne à la vie son prix et sa grandeur. « La Peste » demeure le chef-d’œuvre de Camus. Malgré les apparences ce n’est pas une évocation didactique, et elle transcende les circonstances particulières de sa création. Après la lecture du livre, nous trouvons que les personnages sont nombreux. Ils ne se connaissent pas avant l’éclat de l’épidémie et c’est la dernière qui les fait se rencontre. Nous nous demandons pourquoi l’auteur les rassemble dans son livre et pourquoi il les choisit comme héros. Docteur Bernard Rieux, le personnage-clé de l’œuvre, vit dans une ville où la peste se propage. Pendant la lutte contre l'épidémie, il voit la mort de ses patients, perd sa femme et son ami. Les autres personnages, comme Tarrou, Grand, Paneloux, Castal et Cottard, ils s’engagent aussi dans la lutte contre l’épidémie, mais de la manière tout à fait différente. Quels sont le caractère de ses personnages ? Comment peuvons-nous les comprendre ? Si nous étudons le livre plus pronfondément, nous sentons que ces personnages sympoliques n’ont pas la fin pareille. Quelques uns meurent douloureusement, quelques uns réussissent à survivre. Quelques autres ne meurent pas, mais ils perdent la valeur de vivre. Alors nous ne peuvons pas nous empêcher de se demander quelle est l’intention de l’auteur sous des expressions froides ? Y a-t-il un lien entre le caractère des personnages et leur sort ? Dans mon mémoire, je voudrais approfondir la recherche sur « La Peste » surtout sur le caractère des personnages différents et leur destin. Mon mémoire sera présenté en deux chapitres. Le premier chapitre est contribué au résumé de « La Peste » et à l’analyse générale des personnages. Le deuxième chapitre est composé pour d'analyser des personnages symboliques. Il comprend trois parties : l'analyse de l'Homme, celle du Saint et celle du Lâche. Post by 鸵鸟 @ 10:20 memoire(1)
2004-07-13 10:08 Table des matières Introduction................................................................................................1 Chapitre 1 Résumé de « La Peste » ..............................................................................2 Analyse générale..........................................................................................4 ・ l’Homme, le Saint et le Lâche......................................................4 Chapitre 2 Ø Être Homme..........................................................................................5 ・ Rieux - L’homme idéal qui est humain et lucide..............................5 ・ Grand - L’homme moyen.................................................................8 Ø Être Saint............................................................................................10 ・ Tarrou - Le Saint sans Dieu..........................................................10 ・ Paneloux - Le Saint qui est fidèle au Dieu....................................13 Ø Être Lâche...........................................................................................16 ・ Cottard- On le prend plus en pitié que en mépris............................16 Conclusion..................................................................................................18 Annexe........................................................................................................19 ・ Vie d’Albert Camus......................................................................19 Bibliographie..............................................................................................23 Post by 鸵鸟 @ 10:08 日片(1)
2004-07-12 11:05 Alfabeto 字母大写 字母小写 字母名 A a a B b b C c c CH ch che D d de E e e F f efe G g ge H h hache I i i J j jota K k ka L l ele LL ll elle M m eme N n ene Ñ ñ eñe O o o P p pe Q q cu R r ere rr erre S s ese T t te U u u V v uve W w doble uve X x equis Y y ye/igiriega Z z zeta/zeda 1. 红色为英语中没有的字母 2. 其中 CH 语 LL 已经在 1994 年被西班牙皇家语言学院取消。 Post by 鸵鸟 @ 11:05