漂流香
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漂流香 2004/05/10 到 2004/05/14 我愿意不断地行走,行走,沐浴自然的恩慈......去热带,看开得异常繁盛的花,淋一场忽如其来的雨,喝浓郁苦涩的热带咖啡,沉没于此。 宜家案例分析
2004-05-14 09:02 Cas d'école IKEA Ikea attrape les clients à chaque étape de leur vie
Voir tous les Cas d'école photo : DR. A voir également ................................................... Par Fabrice AMEDEO , mars 2004 .................................................. LE PROBLÈME : Avec ses prix et son design, Ikea était incontournable pour les jeunes au moment de s’installer. Mais il fallait les convaincre de revenir une fois adultes. LA SOLUTION : Le groupe examine les grandes étapes de la vie : mariage, naissance des enfants, mais aussi divorce... Cette recherche est prise en compte aussi bien dans le plan des magasins que dans l’assortiment des produits. LES RÉSULTATS : Sur un marché en baisse, Ikea a réussi à croître l’an passé. Il demeure numéro trois du marché, mais talonne désormais la chaîne But. .................................................. S'il n'y a pas de magasin près de chez vous, Ikea vous y emmène. En avion s’il le faut ! En Norvège, il y a quelques semaines, le géant de l’ameublement a invité les habitants d’une région proche de l’Arctique à prendre un appareil spécialement affrété. Le billet était payant mais remboursé à l’arrivée dans le magasin en bons d’achats. En France, il n’en est pas encore question. Ikea se contente de pister ses clients... tout au long de leur vie. Le défi consiste à faire revenir dans les magasins tous ceux qui y ont mis les pieds au moins une fois, en général lorsqu’ils se sont installés dans leur premier appartement. Pour y parvenir, le groupe décide, à partir de 1996, de ne plus considérer ses clients d’après leur classe d’âge. Une vaste réflexion est menée sur les étapes de la vie. Des groupes de travail composés de salariés du monde entier se réunissent en Suède pour définir les différentes phases du cycle de vie des individus et réfléchir ainsi à des solutions d’aménagement du logement en fonction des besoins détectés. À partir de l’observation des grandes tendances de la société, vont émerger les moments forts. Il y a bien sûr l’installation, l’arrivée du premier enfant, son entrée à l’école, l’achat d’une maison de campagne... mais aussi le divorce, qui entraîne les parents dans une nouvelle organisation. « Nous avons fait intervenir des créatifs, des designers, mais aussi des sociologues pour comprendre l’évolution des comportements de nos clients », indique Jean-Louis Baillot, directeur général d’Ikea France. L’aménagement des magasins découle directement de cette réflexion. Première innovation, le groupe crée en septembre 1997 un espace « Ikea des petits » dans l’idée de faire revenir les clients qui s’étaient meublés alors qu’ils étaient étudiants. L’initiative connaît un franc succès en raison du peu d’offres des concurrents, alors même que les pays d’Europe du Sud « surinvestissent » dans l’équipement de la chambre de leur premier-né. Ikea s’engouffre dans la brèche. « Nous avons apporté notre expertise en termes de meubles, mais aussi de rangements pour les 3 à 7 ans », explique Isabelle Levacher, responsable des ventes Enfants. Au même moment, nouveau coup, Ikea installe un espace bébé, qui lui aussi emporte l’adhésion. Les prix sont serrés et intéressent les parents au moment où les budgets ont du mal à être bouclés. Ensuite, les meubles fonctionnels et « réutilisables » font fureur : transformer par exemple une table à langer en commode permet de conserver les meubles plus longtemps. Enfin, avec l’alibi du meuble, Ikea réussi à faire exploser les ventes de produits complémentaires comme les luminaires et les peluches. En 1997, l’année de son lancement, la part de l’Ikea des petits dans le chiffre d’affaires total du groupe Ikea France était de 3,2 % ; elle a grimpé à 4,7 % en 2002. Après l’étudiant qui achète ses premiers meubles puis les jeunes parents, l’enseigne s’intéresse ensuite aux parents d’adolescents. Ceux-ci ont des besoins nouveaux : un bureau, un espace pour utiliser leur matériel multimédia. Même s’ils n’ont pas encore de pouvoir d’achat, ils sont eux-mêmes une cible importante. « Ceux qui ont découvert Ikea en étant jeunes se retrouvent dans une situation confortable, et ils aimeront revenir dans les magasins pour poursuivre l’histoire qu’on leur raconte », explique Christophe Gazel, directeur de l’institut de promotion et d’étude de l’ameublement. L’histoire ? C’est cette façon qu’a l’enseigne de placer le client en position d’acteur. Les affiches à la sortie du magasin lui expliquent qu’il vient d’acheter écolo, que grâce à lui la pollution va diminuer, qu’il a fait ses achats dans une entreprise sensible à la notion de développement durable... Grâce à cela, Ikea entretient en permanence une relation très forte avec ses clients. Parmi ceux de la génération des jeunes familles, les plus fidèles iront jusqu’à recommander l’enseigne à... leurs propres parents ! Ikea réussit ainsi à drainer une clientèle de grands-parents. Ceux-ci viennent d’abord offrir à leurs enfants le lit ou la commode de leurs rêves, puis ils reviendront plus tard, tout seuls, par exemple pour aménager un logement de façon plus pratique. « Aucun magasin n’a une surface d’exposition de cuisine aussi importante, c’est une zone qui en devient rassurante », observe Christophe Gazel. « Les personnes âgées aiment de moins en moins qu’on leur tombe dessus et Ikea l’a bien compris.» Des clients achètent les “appartements types” Pour faire défiler les générations l’une après l’autre, le fameux système du labyrinthe, principe de l’aménagement des magasins Ikea prend tout son intérêt. L’idée est de faire entrer le client à un bout du magasin et le faire ressortir par un autre en suivant un « chemin » qui le fera passer dans les différents espaces. Même s’il n’avait que l’intention d’acheter des assiettes au rayon vaisselle, il aura dû piétiner devant les cuisines et les salles de bains. « Le labyrinthe permet de repérer des choses pour une période de la vie à venir, explique Jean-Louis Baillot. Je viens pour un canapé, je passe devant une cuisine, je pense à revenir. » C’est pour cette raison que les meubles sont mis en situation, au premier étage des magasins, dans ce que l’on appelle « les ambiances. » Chaque pièce est déclinée selon différents styles : un couple se retrouvera davantage dans la cuisine traditionnelle mais préférera le salon « country » au salon moderne scandinave. Ikea va jusqu’à reconstituer aussi, en exposition, des appartements types, en précisant la surface et le plan, avec uniquement des meubles maison. « Il arrive que des clients se portent acquéreurs de l’appartement tel quel ! », s’amuse Isabelle Crémoux, porte-parole de la marque. L’exposition a une thématique. Cette année, tout a été prévu pour que les enfants puissent jouer là où sont leurs parents. Exemple : un tiroir pour qu’ils puissent ranger leurs jouets a été créé spécialement pour eux sous la table basse des parents. Un espace a aussi été imaginé pour la petite fille dans la salle de bains. Elle a ainsi un miroir à sa hauteur pour se brosser les cheveux... Pour suivre un client tout au long des différentes étapes de sa vie, il faut savoir gérer les petits tracas quotidiens de tous types de clientèle. Venir dans un magasin avec un ou plusieurs enfants, leur faire essayer des lits ou des meubles entraîne une organisation du magasin bien différente... Plus de 50 % des clients d’Ikea sont des parents avec enfants. Tout a donc été repensé et étudié pour que ces courses en famille qui se traduisent pour le magasin par plusieurs centaines, voire milliers d’euros de chiffre d’affaires se passent dans de meilleures conditions. Les passages piétons sont balisés et surtout, dès le parking, les enfants peuvent profiter d’une aire de jeux. « Une façon d’expliquer que tout sera facile », dit Françoise Bednarek, responsable de l’aménagement des magasins. Les enfants des clients sont de futurs clients Une fois la porte d’entrée passée, le client a deux solutions, soit laisser ses enfants à la garderie, soit faire ses courses avec lui. Le « Smaland » est un espace récréatif de jeux tout en bois, dans lequel les enfants peuvent participer aux ateliers de dessins ou maquillage (qui remplacent la traditionnelle piscine à balles). Si les parents préfèrent garder leurs enfants avec eux, Ikea n’a pas non plus lésiné sur les idées : « Nous essayons au maximum d’inviter l’enfant à s’approprier les ambiances : passer d’une pièce à l’autre par un tunnel par exemple, lui permet, au passage, de tester les produits », raconte Françoise Bednarek. Ikea a aussi aménagé des aires de jeux au milieu de son labyrinthe. Une façon de laisser du temps aux parents s’ils doivent prendre une décision d’achat importante. Les enfants ont aussi à leur disposition des petites poussettes à leur taille. Ils peuvent donc faire des courses, un peu de ventes en plus pour le magasin. Au restaurant Ikea, ils peuvent commander des plats ou des menus qui ont été conçus pour eux... Le long du cheminement dans le magasin tout est donc mis en place pour que l’enfant ne soit pas une gêne pour les parents, mais qu’il garde aussi un excellent souvenir de son passage. Ikea ne perd pas de vue que quand cet enfant grandira, il viendra s’acheter ses premiers meubles... Il a aussi fallu travailler sur l’offre de produits. Les assortiments sont conçus à partir de onze « univers » liés aux étapes de la vie et aux besoins plus immédiats. Ils sont rationalisés, car un meuble de bureau peut se retrouver à la fois dans l’espace salon et celui de la chambre adulte. « Nous avons croisé nos univers (enfant, cuisine, etc.) avec les différents styles, du plus design au plus country, un quadrillage qui nous a permis de constater que certains produits avaient des doublons », explique Isabelle Crémoux, porte-parole d’Ikea France. « Travailler avec les styles nous a permis de réduire les assortiments », complète Jean-Louis Baillot. De 15 000 références au début des années 90, le groupe est passé à environ 10 000 aujourd’hui. Des meubles qui font toboggan L’assortiment est donc réduit, et, en même temps, Ikea donne plus de profondeur et de richesse à sa gamme en créant de toutes pièces des produits qui étaient absents de ce fameux quadrillage. « Leur force est d’avoir réussi à rationaliser alors que le consommateur a l’impression qu’il a plus de choix », souligne Christophe Gazel, de l’Institut de promotion de l’ameublement. Souvent, la réussite est d’avoir élargi le choix grâce à des produits qui ont plusieurs fonctions. Les clients s’approprient commodes ou étagères, les détournent pour l’utiliser dans des lieux et des situations différentes. La rationalisation a donné un peu d’espace pour de vraies innovations, notamment à travers une nouvelle ligne de meubles, les PS (pour Post Scriptum), une collection qui s’ajoute aux autres chaque année. Pour sa quatrième édition, la gamme est consacrée aux enfants. Parce que des études sociologiques prouvent qu’ils sont trop souvent contraints de jouer à l’intérieur, Ikea propose des meubles avec lesquels on peut jouer. L’équipe de 250 designers a imaginé un meuble de rangement toboggan ou le fauteuil pivotant permettant à l’enfant de tourner et de développer son sens de l’équilibre. Prochain défi d’Ikea ? Pousser sa stratégie d’un cran et essayer parallèlement de séduire une clientèle plus populaire. Car, malgré des prix serrés, ce sont principalement les cadres qui achètent des meubles contemporains. Petit à petit, Ikea arrive à attirer une population moins aisée. Les magasins n’en sont toutefois pas encore à affréter des autocars depuis les banlieues rouges... Trois façons de voir les enfants « Pour accroître leur offre, les marques élargissent leur cible aux enfants tout en vendant toujours aux parents », explique Anne Bofumé, directeur associé du cabinet de Sociovision-Cofremca. Les enfants sont de véritables clients pour certains commerces. Sur ce marché, les enseignes spécialisées se multiplient. Ainsi Apache, pour les jouets. Mais il y a aussi les déclinaisons de grands noms : Fnac junior, Gap Kids... Les enfants sont aussi des prescripteurs pour les achats de leurs parents. C’est ainsi qu’Ikea les considère lorsqu’il étoffe sa gamme de meubles ludiques. Mais les enfants sont aussi vus comme de futurs acheteurs. C’est la dernière option d’Ikea. À long terme, les entreprises sont gagnantes si elles réussissent à ancrer une image forte de leur magasin dans l’esprit des enfants. Tout le pari consiste à ce que ces enfants restent fidèles aux enseignes une fois devenus grands. C’est ce qui rend crucial le créneau des adolescents, de plus en plus investi par les banques et opérateurs de téléphonie mobile, par exemple. Ikea en chiffres Le géant suédois est le premier fabricant de meubles au monde. En France, il occupe la troisième position sur le marché.
- CHIFFRE D’AFFAIRES 11,3 milliards d’euros dans le monde en 2003, soit une hausse de 3,1 % en un an. En France, les ventes ont progressé de 2,3 % à 965 millions d’euros.
- BÉNÉFICE NET Non cotée, l’entreprise ne publie pas ses comptes.
- EFFECTIFS L’enseigne suédoise fait travailler 76 500 salariés dans le monde, dont 4 500 dans l’Hexagone.
- ACTIONNARIAT Ikea est aux mains d’une fondation contrôlée par son fondateur, Ingmar Kamprad, et sa famille. A VOIR EGALEMENT :
- Voir le cas d'école sur Cdiscount
- Voir le cas d'école sur Chronopost
Voir le cas d'école sur Dim
Voir tous les cas d'école Post by sweetbriar @ 09:02 番茄酱案例分析
2004-05-14 08:41 Cas d'école HEINZ Le ketchup Heinz a retrouvé la frite
Voir tous les cas d'école © Heinz A voir également ................................................... Par Anne-Sophie CATHALA, LE FIGARO Entreprises, mai 2003 .................................................. SA MARQUE ET SA BOUTEILLE SUFFISAIENT À SYMBOLISER LA FAMEUSE SAUCE. MAIS L’ENTREPRISE S’ÉTAIT LAISSÉE DISTANCER. HISTOIRE D’UN RETOUR EN FORCE. LE PROBLEME : le ketchup Heinz, produit emblématique de l’Amérique authentique, voyait ses ventes chuter. Amora le devance depuis dix ans. LA SOLUTION : une stratégie française a été adoptée de préférence à un marketing européen. L’emballage a été revu, les gammes étendues, et la communication se fait désormais en direction des enfants. LES RÉSULTATS : Heinz reste challenger mais regagne du terrain : 26 % de ventes en plus en un an. .................................................. A elle seule, cette marque résume le produit, le marché, et suffit à évoquer la cuisine américaine. Le ketchup Heinz, c’est « le » ketchup : 600 millions de bouteilles inondent le monde chaque année. Et pourtant... En France, l’empereur américain des condiments a bien failli se faire sortir des rayons ces dernières années. Par un Français ! Le roi de la moutarde Amora faisait la loi depuis plus de dix ans. Pour revenir sur le devant des gondoles, Heinz a dû revoir son marketing du tout au tout. Cette révolution porte aujourd’hui ses fruits : d’une année sur l’autre, le ketchup Heinz affiche la meilleure progression de sa catégorie, avec un chiffre d’affaires qui a progressé de presque 26 % en 2002. La chute libre des ventes de Heinz tenait à plusieurs facteurs. D’abord, le produit a une mauvaise image : 60 % des Français pensent que le ketchup contient des produits chimiques. Bien des mères de famille restreignent la consommation de cette sauce sucrée en jugeant qu’elle fait grossir (ne serait-ce que parce qu’elle est fréquemment associée au menu hamburger-frites). Ensuite, et surtout, le groupe s’est longtemps endormi sur ses lauriers. Heinz se contentait de distribuer son pro- duit vedette comme partout ailleurs. L’histoire devait suffire : le ketchup a été inventé en 1875 par Henry John Heinz, à Pittsburgh, en Pennsylvanie (nord-est des États-Unis) et il a débarqué en France par les côtes normandes, avec les troupes américaines, en 1944. Depuis, il a pratiquement conservé les mêmes « codes ». L’emballage, un flacon de verre, et l’étiquette, sont très longtemps demeurés identiques. Roquette de plastique contre flacon de verre Or voici une quinzaine d’années, la concurrence s’est réveillée, avec l’innovation comme principale arme. La marque Amora (qui faisait partie du groupe Danone à l’époque, mais qui a été rachetée en 1999 par Unilever Bestfoods) a déstabilisé les rayons grâce à une bouteille de plastique souple en forme de fusée, baptisée « roquette ». Plus tard, Amora a doublé la mise en créant un flacon en forme de bonhomme, ouvertement destiné à plaire aux enfants qui scrutent les rayons des hypers en compagnie de leurs parents. La bataille a tourné à l’avantage du Français : 20 millions de bouteilles contre 12 pour Heinz. En dépit de son charme Art déco, de son caractère authentique, la bouteille de verre (qui reste commercialisée, avec succès, pour les nostalgiques) était particulièrement inadaptée aux enfants, devenus les principaux consommateurs du produit. Trop lourde pour les mains des bambins, elle est redoutable pour les appétits impatients. Heinz avait beau vanter dans ses publicités la douceur avec laquelle coule la sauce rouge, l’éloge de la lenteur n’a pas convaincu des consommateurs (75 % ont moins de 18 ans). « Dans les années 80, la communication de Heinz était ciblée adulte, et n’était donc pas adaptée au marché français, structuré par les enfants », analyse-t-on chez Amora. En 1986, le ketchup Heinz de verre dominait encore le ketchup français, s’arrogeant 50 % du marché et laissant 25 % au nouveau venu de plastique, Amora. « En 1988, la tendance se retournait totalement, raconte Jérôme Charachon, directeur du marketing des sauces froides chez Unilever Bestfoods France. Amora avait conquis 50 % du marché, Heinz tombant à 25 %. » Amora a fait un tabac en 1996, en lançant son « Ketchoupy », flacon en plastique rouge tout dodu, style bonhomme de neige, chapeauté d’un bouchon verseur très pratique. Pendant toute la décennie 90, la marque sera en outre la seule à faire de la pub (à hauteur de 15 millions d’euros sur la marque en 2002 dont 3 millions d’euros sur le ketchup). Un chef de produit recruté chez Danone La riposte a été lente. Il a fallu trois ans à Heinz pour passer au flacon plastique. Ensuite, le groupe américain n’a guère réagi davantage. Dans le même temps, le seul lancement marquant du côté de chez Heinz sera la sortie d’une petite gamme de deux coulis de tomates et d’une sauce tomate cuisinée, permettant à la marque identitaire du ketchup de se développer sur un autre marché, celui des sauces culinaires où la tomate est complétée par le thym, le basilic ou les poivrons verts, et où le goût de l’Italie remplace celui de l’Amérique. Jusqu’en 2000. À ce moment, il va chercher un nouveau chef de produit, Cédric Wehry recruté... chez Danone. Depuis, de nouvelles actions sont entreprises. « Ce n’est pas pour autant que Heinz a tout de suite repris du poil de la bête », commente cependant l’intéressé. « Jusqu’à l’été 2001, il n’y a pas eu d’investissement, mais une hausse des tarifs et une prise de bénéfices sans construction à long terme. » À la même période, toute la stratégie de communication, le positionnement et l’analyse de la cible des produits Heinz sont orchestrés par le siège européen, en fonction de besoins britanniques. La Grande-Bretagne est le plus gros marché européen pour Heinz. « Cette stratégie ne correspondait pas aux besoins des consommateurs français », admet-on aujourd’hui chez Heinz. Lorsque le roi du ketchup a repris l’offensive, l’hémorragie était à son comble : la part de marché de Heinz était loin derrière celle d’Amora, mais aussi celle des marques de distributeurs, sur un marché en baisse de 2,1 %. Un nouveau flacon finance la publicité Regagner les faveurs des consommateurs français a nécessité de s’intéresser particulièrement aux plus jeunes... sans changer d’un iota une recette tenue secrète (garantie sans produits chimiques ni conservateurs), à base de tomate, de vinaigre, de sucre et d’épices. Le sauvetage s’est donc fait à la française, et sur plusieurs plans. Premier point, l’emballage. En février 2001, Heinz a introduit des bouteilles plus petites, en s’inspirant du grand concurrent. Le flacon de 700 grammes a fait un tabac. Surtout, le prix n’a pas été baissé en proportion : le prix au kilo a donc augmenté, de quoi étoffer une marge pourtant déjà confortable... « Notre marge a gagné entre 5 et 10 points, indique Cédric Wehry. Cela a permis de financer la communication. » En second lieu, Heinz a ajouté un zeste de promotion, avec l’émission de 20 millions de bons de réduction. Troisième point, la publicité. « Avant 2001, la marque dépérissait, une pub TV mettait un an à être élaborée, Heinz France ne disposant d’aucune étude ni d’aucun film adaptés, si bien que nous préférions renoncer à les diffuser, détaille Cédric Wehry. Une promotion en magasin nécessitait 9 mois, et il fallait 1 à 2 mois pour la préparer avant de la présenter à la grande distribution qui demande cette présentation 7 mois à l’avance. » Une nouvelle campagne de publicité, comparative, en 2002, à la télévision, mettait en scène des enfants dans une situation « à la française », assaisonnant des légumes ou du riz plutôt que des frites. Dernier volet du sauvetage, l’image. Avec Scorpion Communication, une agence spécialisée dans la santé, la marque américaine a investi plus de 100 000 euros dans une campagne d’information sur ses avantages nutritionnels, en partenariat avec l’Institut Pasteur de Lille : 14 000 cabinets médicaux, 3000 diététiciens et nutritionnistes ont été touchés par un message également décliné pour toucher les mères de famille. Au total, 600 000 personnes auraient été touchées. Le but était de rappeler que le ketchup Heinz ne contient pas de conservateurs, très peu de matières grasses, qu’il est moins calorique que la moutarde et qu’il contient du « lycopène, pigment naturel de la tomate, est un des plus puissants antioxydants connus... » Un ketchup pour faire des dessins Dès septembre 2001, les ventes ont commencé à se redresser. Et entre 2001 et 2002, le ketchup Heinz est repassé à 28,1 % de part de marché en valeur, en hausse de 3,9 %, tandis qu’Amora perdait 2,2 points (au-dessus de 50 % quand même). Et ce n’est pas fini. L’inventeur de la sauce compte reconquérir les 4-8 ans, en facilitant à nouveau l’utilisation de l’emballage et en organisant des promotions correspondant à leurs goûts (elles s’appuieront sur les personnages d’E.T., sur les citrouilles d’Halloween et utiliseront le chien Scobidoo). Mieux, une nouvelle gamme, baptisée « P’tits Heinz », sera en rayons cet été. Elle se compose de 4 bouteilles en forme de bonhomme de neige, au bouchon verseur facile à actionner, et suffisamment fin pour permettre de dessiner sur les aliments. Cette gamme est clairement façonnée pour voler, dans les trois ans, la place du Ketchoupy concurrent. Ultime étape, le lifting imminent de la version destinée aux adultes. « Cela pourrait bien être une révolution aussi importante que le passage du verre au plastique, ose Cédric Wehry. Là, une bouteille pour adultes sera à poser la tête à l’envers avec une valve en silicone qui évite au ketchup de couler et sécher sur le rebord. » Depuis son lancement, en août, aux États-Unis, ce ketchup à l’envers aurait déjà croqué 10 % du marché. Toutes ces innovations marketing sont, de fait, basées sur des recettes ayant fait leurs preuves aux États-Unis, mais recuisinées à la mode franco-latine : les flacons sont plus petits, les enfants français étant moins corpulents ici qu’outre-Atlantique. Quant aux nouvelles sauces, elles sont concoctées à partir de dégustations faites par des enfants français.- L’invasion ratée du ketchup vert Le ketchup de couleur verte avait débarqué avec un succès fracassant au coeur de l’été 2000, aux États-Unis. Il contenait autant de tomates et pas plus de conservateurs que le rouge, mais avec une dose infime de colorant alimentaire. Il n’y avait pas plus de colorant que dans les bonbons. Mais cela suffisait à conférer au ketchup vert de Heinz une mine chimique, une image en complète contradiction avec les tentatives de Heinz France pour redorer l’image de son ketchup rouge. « À l’époque, le lancement américain a fait les gorges chaudes de la presse française », se souvient Cédric Wehry, le chef de produit. Le ketchup vert a été testé en France. Mais le test auprès des mères de familles s’est révélé totalement négatif. « Cela a conforté notre position, ajoute-t-il. Nous n’avons jamais eu la volonté de le commercialiser en France. » Aux États-Unis, un ketchup violet est commercialisé. Mais ces produits martiens de Heinz n’ont survécu dans aucun autre pays européen. Ils ont par exemple été lancés puis retirés de la vente en Grande-Bretagne. Heinz en chiffres Le groupe américain H. J. Heinz commercialise 3000 produits, dont le ketchup, dans plus de 200 pays. La filiale française comprend seulement trois marques : le ketchup Heinz, le thon Petit Navire et les surgelés Weight Watchers.
- CHIFFRE D’AFFAIRES : Heinz a vendu en 2002 pour 9,4 milliards de dollars (+ 7 %). Heinz France affiche 240 millions d’euros de chiffre d’affaires, dont 17 % avec Heinz (aux deux tiers du ketchup).
- BENEFICE NET : le groupe a dégagé 833 millions de dollars en 2002 de profit, contre un peu plus de 478 millions en 2001.
- EFFECTIFS : 38 600 personnes travaillent pour le groupe dans le monde, dont 500 en France.
- BOURSE : H. J. Heinz est coté à la bourse de New York, où l’action clôturait à 31,7 dollars le 23 mai 2003, contre 38,35 dollars à la même date en 2002. A VOIR EGALEMENT :
Voir le site Internet de Heinz : www.heinz.fr
Voir le cas d'école sur sur TWIX (novembre 2002)
Voir le cas d'école sur le GROUPE CASINO (mai 2002)
Voir tous les cas d'école Post by sweetbriar @ 08:41 marketing
2004-05-13 12:45 我很担心人力资源考得一塌糊涂,小菲说:“你总是说担心,结果都考得超好:(。” 为了让我的marketing不破坏超好的记录,决定将这个礼拜定为marketing周。 欢迎各位客人一起讨论marketing相关的问题,最好多讨论入门级的,有条条框框的概念那更是好得不得了。 下面,就让我们喝着咖啡,吃着羊角面包,一起学习marketing。 Post by sweetbriar @ 12:45 métrocafé
2004-05-11 22:15 Post by sweetbriar @ 22:15 métrocafé
2004-05-10 23:09 在google image里偶然搜索到的métrocafé logo。 Post by sweetbriar @ 23:09 欧洲议会法律事务委员会确定第一个泛欧软件专利标准
2004-05-10 22:06 摘自国知局网站 2003年6月17日,在经过多方辩论和广泛征求意见之后,欧洲议会法律事务委员会终于确定了第一个泛欧软件专利标准。该委员会坚决支持对计算机软件相关发明予以专利保护,但继续禁止给软件程序本身以及商业方法授予专利,并从法律上明确:不认同美国的做法,例如,美国Amazon.com网站的一次点击网上购物技术虽已获得美国专利权,但不能获得欧盟的专利保护。 早在2002年2月,欧洲委员会便已提出欧盟软件专利指令(Directive)提案。然而,该提案在软件业引发了激烈争论,自由和开放源软件供应商认为根本就不应该颁发任何指令,31名颇有资望的欧洲科学家甚至于2003年5月初集体签署请愿书,对泛欧软件专利提案表示谴责并要求欧洲议会 “明确表示软件(或运算法则)的基本思想、信息处理方法、信息和数据的表示方法、人类与计算机的交互活动等永远不可以被授予专利。”他们反对采纳泛欧软件专利提案,认为这将导致一种美国式制度的形成,即拥有成千上万件软件专利的大公司迫使一些小竞争对手支付知识产权许可费,从而对小开发商造成威胁。科学家们认为,软件专利不仅无用,而且极具危害性,因为它有助于铸就一些在信息社会本来就容易出现的市场供应垄断者。这样一种制度在美国已经存在,美国专利商标局拥有自由授予专利的权利,但专利的实施权却在很大程度上依赖于美国法院来裁决。小公司通常因为没有足够的财力来打官司而不得不选择支付使用费。持另一极端意见的是诸如IBM之类的大公司,它们都是大专利持有人,因此非常赞同软件专利指令的颁发并极力推动立法者让软件专利法尽可能地囊括更多的内容。对泛欧软件专利提案,欧洲议会内部也是众说纷纭,各执一词。 尽管各方面的意见分歧较大,经过反复权衡,2003年6月,欧洲议会法律事务委员会还是定下了第一个泛欧洲软件专利标准:明确了计算机软件相关发明的可专利性,并规定计算机软件相关发明并不包括计算机软件程序本身。欧洲议会法律事务委员会表示,计算机软件相关发明要跻身于可专利行列首先必须具有工业实用性和技术创造性,不能仅凭计算机软件发明包含了计算机技术的使用就认定它作出了技术贡献,即不能将专利颁发给简单的计算机程序。欧洲委员会将于近期写出报告,陈述欧洲专利局如何考虑新指令以及预测何时必须对《欧洲专利公约》作出修改等问题。此外,欧洲委员会将努力保护中小型企业的利益,随时监控给计算机软件相关发明授予专利对这些企业产生的影响。 2003-07-17 Post by sweetbriar @ 22:06